Simulateur Retraite
L'effort d'épargne pour le complément que vous visez
Votre horizon
Ce simulateur ne calcule pas votre pension — elle dépend de votre carrière complète, que seul votre relevé donne. Il calcule l’effort nécessaire pour le complément que vous visez.
Ce que vous cherchez vraiment à mesurer
La question n'est pas « combien vais-je toucher », mais « quel écart vais-je devoir combler ». Ce que l'on appelle le taux de remplacement — la pension rapportée au dernier revenu d'activité — décroît à mesure que le revenu augmente, et il est structurellement plus faible pour les indépendants que pour les salariés.
Deux régimes se cumulent pour un salarié du privé : le régime de base de la Sécurité sociale, calculé sur les vingt-cinq meilleures années, et la retraite complémentaire Agirc-Arrco, qui fonctionne par points. Pour un indépendant, l'architecture dépend du statut et de la caisse, et la part complémentaire est souvent moins généreuse.
L'écart se constate rarement à temps : il apparaît au moment du départ, lorsqu'il est trop tard pour l'absorber.
Les trois leviers, par ordre d'efficacité
Face à un écart identifié, on n'a que trois leviers — et ils ne se valent pas.
- Le temps : commencer dix ans plus tôt divise l'effort mensuel nécessaire, parce que les intérêts travaillent plus longtemps que vous
- Le montant : augmenter l'effort d'épargne, ce qui suppose de savoir ce que votre budget absorbe réellement
- La fiscalité : loger cet effort dans la bonne enveloppe (PER, assurance-vie, immobilier) change le coût net de plusieurs dizaines de pour cent
C'est le premier levier qui a le plus d'impact, et c'est le seul qu'on ne peut pas rattraper.
Vérifier son relevé de carrière avant de projeter
Avant toute simulation, un réflexe simple : consulter son relevé de carrière sur le site de l'assurance retraite. Les trimestres manquants, les périodes d'apprentissage, de chômage ou d'activité à l'étranger mal reportées sont fréquents — et se corrigent d'autant plus facilement qu'on s'y prend tôt.
Ce relevé conditionne aussi votre âge de départ à taux plein, qui dépend de votre année de naissance et de votre durée d'assurance. Partir avant, c'est subir une décote définitive ; continuer au-delà du taux plein génère une surcote.
Pour les professions libérales et les dirigeants, s'ajoute une question souvent négligée : la retraite ne se prépare pas seulement par l'épargne personnelle, mais aussi par la structure de rémunération et par ce que l'entreprise peut porter.
Questions fréquentes
À quel âge faut-il commencer à s'en occuper ?
Le plus tôt possible : c'est la durée, et non le montant, qui fait l'essentiel du résultat. Mais même à dix ans du départ, il reste des marges réelles — sur la fiscalité des versements et sur le choix entre capital et rente.
Où consulter ma carrière ?
Sur le site de l'assurance retraite, avec votre relevé de carrière et votre estimation indicative globale. Nous partons toujours de ce document plutôt que d'une estimation de mémoire.
Les indépendants sont-ils moins bien couverts ?
Généralement oui, leur retraite complémentaire étant moins généreuse que celle des salariés. C'est ce qui rend les dispositifs de déduction, PER en tête, particulièrement efficaces pour eux — leur plafond de versement déductible est d'ailleurs plus élevé.
Faut-il préférer le capital ou la rente ?
La rente sécurise un revenu à vie mais vous dessaisit du capital, qui ne sera pas transmis. Le capital garde la main et se transmet, à condition de l'étaler pour ne pas concentrer l'imposition sur une seule année. Beaucoup de situations appellent une combinaison des deux.
