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Simulateur Prévoyance

Mesurez ce que vous perdriez en cas d'arrêt de travail

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Vos revenus

Objectif : mesurer ce qui tomberait réellement en cas d’arrêt de travail.

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C’est le statut qui détermine ce que verse le régime obligatoire — et l’écart est considérable.

Le risque que personne ne regarde : l'arrêt de travail long

La prévoyance couvre trois événements : l'arrêt de travail, l'invalidité et le décès. Le premier est de loin le plus probable au cours d'une carrière, et c'est aussi celui dont on sous-estime le plus les conséquences financières.

Le régime obligatoire verse des indemnités journalières après un délai de carence, calculées sur une fraction du salaire et plafonnées. Pour un salarié bien rémunéré, l'écart avec le revenu habituel est immédiat. Pour un travailleur non salarié, il est souvent béant : les indemnités des régimes des indépendants et des professions libérales sont faibles, et parfois quasi nulles les premières semaines.

L'enjeu se mesure simplement : combien de mois pouvez-vous tenir, charges courantes et crédit immobilier compris, avec le seul régime obligatoire ?

Les charges d'un indépendant ne s'arrêtent pas avec son activité. C'est pourquoi une garantie « frais généraux permanents » complète souvent utilement les indemnités journalières.

Les points d'un contrat qui font la différence

Deux contrats de prévoyance affichant la même cotisation peuvent se comporter très différemment le jour où ils servent. Ce sont toujours les mêmes clauses qui décident.

  • Le délai de franchise : 15, 30, 60 ou 90 jours avant le premier versement — il pèse fortement sur la cotisation
  • La définition de l'invalidité : appréciée par rapport à votre profession, ou à toute profession — une nuance décisive pour un chirurgien ou un artisan
  • Les exclusions : affections dorsales et psychiques sont souvent exclues ou limitées, alors qu'elles représentent une part importante des arrêts longs
  • Le maintien des garanties en cas de changement de statut ou de cessation d'activité
  • La revalorisation des prestations dans la durée

Le volet décès : protéger des personnes, pas un capital abstrait

Le capital décès se dimensionne à partir de trois éléments : les dettes à solder (le crédit immobilier, s'il n'est pas déjà couvert par l'assurance emprunteur), le train de vie à maintenir pour le conjoint, et le coût des études des enfants jusqu'à leur autonomie.

Une rente d'éducation ou une rente de conjoint complète utilement le capital : elle verse un revenu régulier là où un capital unique doit être géré, parfois dans un moment où l'on n'est pas en état de le faire.

Pour un travailleur non salarié, un contrat Madelin permet de déduire les cotisations du bénéfice imposable. Attention toutefois : les prestations servies sont alors imposables, ce qui doit être intégré au calcul du besoin réel.

Questions fréquentes

Je suis salarié, ma prévoyance d'entreprise suffit-elle ?

Souvent pour le décès, rarement pour l'invalidité longue des cadres bien rémunérés, et quasi jamais si votre rémunération comporte une part variable importante : les garanties collectives sont souvent calculées sur la seule partie fixe.

Faut-il passer un questionnaire médical ?

Oui, contrairement à la complémentaire santé. Selon les réponses et les montants garantis, l'assureur peut demander des examens, appliquer une surprime ou exclure certaines affections. C'est une raison de souscrire tôt, tant que l'état de santé le permet.

Que couvre exactement la franchise ?

C'est le nombre de jours d'arrêt avant le premier versement de l'assureur. Une franchise courte coûte plus cher ; une franchise longue suppose une épargne de précaution capable de tenir l'intervalle.

Le contrat Madelin est-il toujours avantageux ?

Il réduit l'effort net grâce à la déduction fiscale, mais rend les prestations imposables et impose une sortie en rente pour certaines garanties. Le bon choix dépend de votre tranche d'imposition et de votre besoin de souplesse.