Simulateur Assurance-vie
Estimez le rendement de votre assurance-vie
Votre situation actuelle
Ce que ce simulateur calcule
Vous indiquez un capital de départ, un versement mensuel, une durée et un profil d'allocation. Le simulateur projette le capital atteint à l'échéance, le total de vos versements, et l'écart entre les deux — c'est-à-dire les gains.
Les taux utilisés par profil sont des hypothèses de travail, volontairement prudentes : elles servent à comparer des scénarios entre eux, pas à prédire un rendement. Aucun contrat d'assurance-vie ne garantit une performance sur les unités de compte, et le capital y est exposé aux marchés.
Ce que la projection ne contient pas, et qui pèse lourd sur le résultat réel : les frais du contrat que vous choisirez.
- Frais sur versement : de 0 % sur les meilleurs contrats à 5 % dans certains réseaux
- Frais de gestion annuels : prélevés chaque année, sur le fonds en euros comme sur les unités de compte
- Frais d'arbitrage : facturés à chaque changement de support sur une partie des contrats
- Frais internes des supports (OPCVM, SCPI) : invisibles sur le relevé, bien réels sur la performance
Un point de frais annuel en trop, sur vingt ans, coûte une part substantielle du capital final. C'est le premier critère que nous regardons sur un contrat existant.
Fonds en euros ou unités de compte : l'arbitrage qui décide de tout
Un contrat d'assurance-vie n'est pas un placement : c'est une enveloppe qui en contient plusieurs. Le rendement que vous obtiendrez dépend presque entièrement de ce que vous mettez dedans.
Le fonds en euros garantit le capital versé, net de frais de gestion, et les intérêts acquis le sont définitivement. C'est l'assureur qui porte le risque, et c'est pour cela que le rendement reste modéré.
Les unités de compte regroupent tout le reste : fonds actions, obligations, SCPI et supports immobiliers, produits structurés, private equity. Le capital n'y est pas garanti — vous supportez les variations des marchés — mais le potentiel est sans commune mesure sur un horizon long.
L'erreur courante consiste à raisonner en tout ou rien. Un contrat entièrement en fonds en euros sur vingt ans se contente souvent de suivre l'inflation. Un contrat entièrement en unités de compte expose une épargne dont on peut avoir besoin dans trois ans. La répartition se construit à partir de votre horizon réel et de votre tolérance aux baisses.
La fiscalité, qui ne s'applique qu'au moment du rachat
Tant que vous ne retirez rien, vous ne déclarez rien : les gains se capitalisent sans imposition. C'est un avantage que le simulateur ne chiffre pas mais qui explique une bonne partie de l'intérêt de l'enveloppe.
Lors d'un rachat, seule la part de gains contenue dans le retrait est imposée — jamais le capital que vous avez versé. Avant huit ans, ces gains supportent le prélèvement forfaitaire unique de 30 % (12,8 % d'impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux), l'option pour le barème progressif restant possible.
Après huit ans s'ajoute un abattement annuel sur les gains retirés : 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. Au-delà, le taux d'impôt sur le revenu tombe à 7,5 % pour la fraction correspondant à moins de 150 000 € de primes versées, les prélèvements sociaux restant dus.
D'où un conseil que nous répétons : ouvrez un contrat même avec une somme modeste, simplement pour prendre date. C'est la date d'ouverture qui fait courir le délai de huit ans, pas le montant.
Seuils et taux en vigueur pour les primes versées depuis le 27 septembre 2017. Les contrats anciens peuvent relever d'autres règles : nous les examinons au cas par cas.
Ce que le simulateur ne peut pas décider à votre place
La clause bénéficiaire. C'est elle qui détermine qui reçoit le capital et sous quelle fiscalité ; mal rédigée, elle peut annuler l'intérêt successoral du contrat. Une clause type ne convient pas à toutes les situations familiales.
Le nombre de contrats. Il n'existe aucune limite, et en détenir deux ou trois permet de séparer des objectifs, des bénéficiaires et des assureurs.
L'articulation avec le reste de votre patrimoine : un PER déjà ouvert, de l'immobilier locatif, une épargne de précaution insuffisante changent l'allocation à retenir.
Comment lire votre simulation d'assurance-vie
Une simulation n'a de valeur que comparée à une autre. Faites varier un seul paramètre à la fois : la durée, le versement mensuel ou le profil d'allocation. Vous verrez vite que le temps et la régularité des versements pèsent souvent davantage sur le capital final que le choix d'un profil plus dynamique.
Gardez aussi en tête que les montants affichés sont exprimés en euros courants. Sur quinze ou vingt ans, l'inflation réduit le pouvoir d'achat du capital obtenu : un résultat qui paraît confortable aujourd'hui doit être rapporté à vos besoins futurs.
Enfin, un écart entre deux profils ne dit rien du chemin parcouru. Un profil dynamique peut traverser des baisses marquées en cours de route ; la bonne allocation est celle que vous pourrez conserver sans vendre au plus mauvais moment.
Une simulation gratuite, puis une comparaison des contrats du marché
Le simulateur est gratuit, sans engagement et utilisable depuis n'importe où en France ; vos coordonnées sont demandées pour afficher le résultat, afin qu'un conseiller puisse le reprendre avec vous si vous le souhaitez. Il donne un ordre de grandeur ; il ne remplace pas la comparaison des contrats eux-mêmes, qui diffèrent par leurs frais, la qualité de leur fonds en euros, le choix d'unités de compte et les options de gestion proposées.
C'est ce travail que fait un courtier : partir de vos objectifs, comparer les contrats de plusieurs assureurs, puis vous présenter par écrit celui qui y répond. Les rendez-vous peuvent se tenir en visioconférence et la souscription se signer électroniquement, où que vous habitiez.
Les projections reposent sur des hypothèses constantes. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Questions fréquentes
L'argent est-il bloqué pendant huit ans ?
Non. Votre épargne reste disponible à tout moment, par rachat partiel ou total. Le délai de huit ans conditionne un avantage fiscal (abattement annuel et taux réduit sur les gains retirés), pas la disponibilité des fonds.
Combien faut-il pour ouvrir un contrat ?
La plupart des contrats s'ouvrent à partir de quelques centaines d'euros, parfois moins. L'essentiel est d'ouvrir tôt pour faire courir le délai fiscal de huit ans, quitte à alimenter le contrat plus tard.
Que se passe-t-il en cas de décès ?
Le capital revient aux bénéficiaires désignés, hors succession. Pour les primes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire profite d'un abattement de 152 500 €. Pour celles versées après 70 ans, l'abattement est de 30 500 € tous bénéficiaires confondus, mais les gains restent exonérés.
Puis-je transférer un contrat vers un meilleur contrat ?
Pas librement : un transfert vers un autre assureur suppose de clôturer et de perdre l'antériorité fiscale. Le transfert n'est possible qu'au sein du même assureur, dans les conditions prévues par la loi. C'est une raison de plus de regarder les frais avant de souscrire.
Le simulateur d'assurance-vie est-il gratuit ?
Oui. La simulation est gratuite et sans engagement. Si vous le souhaitez, un conseiller peut ensuite reprendre vos hypothèses avec vous et les confronter aux contrats réellement disponibles.
Les gains de l'assurance-vie sont-ils imposés chaque année ?
L'impôt sur le revenu n'est dû qu'en cas de rachat, sur la part de gains retirée. En revanche, les prélèvements sociaux sur les intérêts du fonds en euros sont prélevés chaque année, au moment où ces intérêts sont inscrits au contrat.
Quelle différence entre simulation en ligne et étude personnalisée ?
La simulation en ligne applique des hypothèses générales à quelques paramètres. Une étude personnalisée part de votre situation complète — fiscalité, autres placements, projets, famille — et compare des contrats précis, avec leurs frais réels.
